Il est indéniable que le Covid-19 a fait vivre le monde dans une crise sans précédent. Sous l’effet de mesures adoptées pour limiter les contaminations, le contexte épidémique a eu des retombées d’ordre physiques, psychologiques et émotionnelles sur la santé mondiale. Avec pour impact collatéral des troubles des règles chez les femmes.
Le stress lié au coronavirus peut provoquer des troubles des règles – douleurs, irrégularités voire un arrêt complet de la menstruation
Dans l’espoir d’éviter la propagation du coronavirus, la distanciation, les restrictions et le fait de rester clouer entre les quatre murs pendant des jours ont eu des répercussions sur la santé mentale. Des chercheurs en psychologie ont souligné que nombreux sont ceux qui souffrent d’anxiété, de dépression, de troubles mnésiques, d’insomnie… durant cette période de crise sanitaire.
Or cette souffrance psychologique, notamment le stress et l’anxiété, peut influer sur le cycle menstruel des femmes plus que nous ne l’imaginons. D’après l’article « Que signifient les pertes marron / pertes vaginales brune chez les femmes? » sur https://www.les-ernest.fr/pertes-marron-regles/, lorsqu’une femme est stressée ou anxieuse elle se retrouve avec un déséquilibre hormonal qui affecterait ses menstruations d’où la présence de pertes vaginales brunes. Le gynécologue Maxime Marcelli, membre de l’institut de chirurgie de la femme à Marseille apporte des explications sur ce lien entre le stress, la sédentarité et l’horloge hormonale :
Il faut savoir que les hormones de stress sont secrétées par les mêmes glandes que celles sécrétant les hormones dont dépendent les règles (…) C’est aussi connu qu’en captivité, par exemple dans le cas des détenues, on observe chez des femmes une disparition des règles voire un alignement de leur cycle, de sorte qu’elles aient leur règles ensemble.
Par ailleurs, nombreuses internautes ont témoigné sur les réseaux sociaux d’un dérèglement voire un arrêt complet des règles depuis l’arrivée du Covid-19. De ce fait la réalisatrice féministe Ovide a essayé de déterminer le taux de femmes concernées par ces troubles, via un sondage sur Twitter. Et le résultat a révélé que 23,7 % des femmes sur 997 sondées évoquent des règles retardées tandis que 16,3 % rapportent que celles-ci ont « carrément disparu ».
L’essor de la propagation rapide de la pandémie a suscité beaucoup d’inquiétudes qui génèrent du stress au quotidien. Et comme l’explique la gynécologue obstétricienne Laura Berlingo, en cas de stress le cerveau ouvre une voie hormonale spécifique. Celle-ci commande la production excessive d’hormones du stress appelées le cortisol. Cette sécrétion mène considérablement à une ovulation anormale, ce qui peut potentiellement perturber le cycle menstruel.
Bref, au lieu placer les questions relatives au coronavirus au premier plan de ses préoccupations, les femmes devraient plutôt consacrer du temps pour prendre soin d’elles-mêmes. Cela aiderait à libérer le stress, un des facteurs des troubles des règles.